Longtemps marginalisés par les applications pour Smartphones et tablettes, les sites web connaissent aujourd’hui un véritable essor, et ce, tant auprès des mobinautes que des marques. Au moment de la sortie en ligne imminente d’un de nos services, nous nous sommes penchés sur la question du site mobile. Et pour sûr, il y en a à raconter…

Prédominance passée des applications

Les applications jouissaient hier encore d’une certaine aura et étaient préférées de beaucoup aux sites mobiles. Plusieurs raisons expliquaient cet état de fait naturel.

Tout d’abord, à l’époque, les sites mobiles étaient en fait des « sites sur mobile ». Il s’agissait simplement du site de l’entreprise accessible depuis le mobile : la navigation était inconfortable…

L’application pouvait se targuer de suivre le phénomène inverse : elle a été pensée mobile. Elle dispose ainsi d’un parcours utilisateur savamment conçu et l’expérience utilisateur est la priorité absolue. Le service proposé est souvent restreint et d’une simplicité étonnante.

Le dernier point conférant un avantage aux applications mobiles sur les sites mobiles, réside dans le simple fait qu’une appli est accessible directement depuis le bureau via son icône. Outre cela, notons que même sans réseau il est possible d’y accéder, en totalité ou en partie.

Mais alors, pourquoi le site mobile devient-il si indispensable ?

La nouvelle tendance consacre de plus en plus le site mobile à mesure qu’elle retire à l’appli de sa superbe. Comment peut-on expliquer cela ?

Depuis quelques années maintenant, l’expérience utilisateur est placée au centre des débats et les connaissances en ergonomie logicielle sont aujourd’hui assez poussées pour pouvoir adapter la quintessence du contenu d’un site sur un écran de mobile. Là où, il y a 10 ans à peine, il semblait impensable de pouvoir reconstruire en miniature une charte adaptée aux portables, c’est désormais possible. Les applis mobiles n’ont aujourd’hui plus le monopole de la simplicité d’acquisition et de l’harmonie du parcours utilisateur…

Signalons un deuxième point d’importance : le marché des Smartphones représentait en 2012 que 35% des téléphones mobiles vendus en France. Pour une marque, dans l’Hexagone, se priver d’un site mobile revient donc en général à tirer un trait sur une « présence mobile » auprès des deux tiers d’acheteurs de téléphone.

Autre élément de poids : une appli mobile étant avant tout un programme, on ne peut la développer que dans un seul OS à la fois. Il faudrait donc en développer autant de versions qu’il y a d’OS différents sur le marché et cela représente un budget considérable. C’est pourquoi bon nombre de sociétés ne couvrent pas tout le spectre généré par les Smartphones, et ne développant leurs applications que sur iOS et Androids. Un site mobile, en plus de son coût de réalisation moindre, peut être accessible depuis tous les portables, Smartphones ou non, quels qu’en soient les systèmes d’exploitation.

Enfin, pour conclure sur ce revirement de situation au profit du site mobile, évoquons des usages évolutifs en faveur de la navigation mobile. Le browsing se développe et les internautes savent de mieux en mieux surfer sur la toile depuis le mobile.

Tour en revue rapide des Best Practises liées au développement mobile

Vous avez été convaincu par les paragraphes précédents, mais ne savez pas trop comment mettre en œuvre votre stratégie mobile ? Ce qui suit vous ravira… Pour les autres, rien de tel qu’une petite mise en bouche mobile avant les beaux jours qui arrivent !

Optimiser son contenu

Si les écrans nouvelle génération – certains vont jusqu’à 4 pouces, d’autres se tordent à l’envie – risquent prochainement d’offrir un panel de nouvelles possibilités de développement, l’interface d’un mobile, ne serait-ce que par sa taille, impose des restrictions : l’ensemble du contenu d’un site ne peut ni doit être retranscrit sur un site mobile. L’utilisateur ne fait de toute façon pas la même utilisation d’un site web sur mobile et sur un ordinateur : sur le second il recherche une information complète et étendue, sur le premier il veut une information synthétique et concentrée. Un mobinaute ira également plus naturellement vers les services géo localisés, de quelque ordre soient-ils. Enfin, il faut tenir compte de l’aspect encore limité de la connexion Internet mobile, ce qui doit être primordial dans l’approche du concepteur : un mobinaute doit pouvoir trouver l’information voulue le plus rapidement possible alors que l’internaute peur souvent surfer au grès des fluctuations d’humeur.

Un peu de SEO

N’en déplaise à la nouvelle politique de modération de certains géants de la toile, voici quelques tips simples pour améliorer le référencement naturel de votre site mobile, à utiliser sans ébriété :

- utiliser l’encodage de caractères UTF-8.
- la largeur d’écran la plus usitée est de 120 pixels, elle constitue le meilleur compromis.
- les images .png sont à éviter, il est bon de leur préférer les .jpg ou .gif.
- dans la mesure du possible, il faut privilégier les codes n’excédant pas 20 Ko par page.
- les redirections automatiques et les rafraichissements automatiques sont mal venus (pas de balise meta refresh).
- il faut éviter le dédoublement de la scrolling bar, cela en deviendrait impossible à gérer pour l’utilisateur. Pour ce faire, il convient de ne pas recourir à frameset ou iframe, mais plutôt d’intégrer tous les contenus directement dans le code affiché.
- enfin, pour une compatibilité optimisée, il est recommandé d’éviter tous les éléments requérant l’ajout de plugin ou d’add-on : JavaScript,  Flash… 

Thomas DS